Un de vos proche se drogue : Que faire ? Que dire ? Quand ? Comment ? Et s'il ne veut pas changer ? Vous POUVEZ faire quelque chose.
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Intervention de la famille

Quand un membre de la famille a des ennuis ou souffre, et encore plus si sa vie est en danger, nous voulons tous nous rassembler et résoudre la situation.

Malheureusement, avec la toxicomanie et l'alcoolisme, ce n'est pas aussi simple.

“Je la voyais s'enfoncer de plus en plus. Je n'en dormais plus, angoissée qu'on m'appelle pour me dire qu'elle etait morte. Chaque fois que je lui parlais du problème, elle se fâchait et partait. Je ne savais pas quoi faire. Je ne trouvais que la douleur et le désespoir de voir mon bébé se tuer et ne rien pouvoir faire pour l'arrêter.”

C'est malheureusement une histoire courante. L'entourage d'un toxicomane ou d'un alcoolique voit bien qu'il a besoin d'aide, mais l'intéressé n'en n'est pas conscient. Beaucoup meurent de cette façon. Notre but est de fournir à la famille les informations dont elle a besoin pour savoir comment intervenir efficacement.

“J'aimerais pouvoir dire que je m'en suis sorti tout seul. J'aimerais pouvoir vous dire que j'ai eu une sorte d'illumination spirituelle et que je m'en suis sorti de cette façon, mais la vérité est que ça ne s'est pas passé comme ça. Ma famille et mes amis m'ont guidé vers la réhabilitation et je leur en serai éternellement reconnaissant parce que je suis vivant. Je vis. Maintenant, j'apprécie chaque jour qui passe, d'autant plus que je sais à quoi j'en serais arrivé si l'on m'avait laissé dériver là où les drogues m'entrainaient. L'aide de ma famille sera toujours une dette à leur égard, car je serait maintenant mort s'ils n'étaient pas intervenus.”

Cette information à propos de l'intervention de la famille est destinée à aider les familles à surmonter ces moments difficiles. N'hésitez pas à nous appeler.

Quel traitement et centre allez vous utiliser ?

Avant tout, que voulez-vous obtenir avec cette intervention? En d'autres termes, si le toxicomane admet avoir un problème et demande de l'aide, vous devez savoir ce que cette aide sera. Il est recommandé que les personnes participant à l'intervention se mettent d'accord sur le meilleur programme ou méthode à utiliser une fois que le toxicomane aura accepté de recevoir de l'aide. Il existe des milliers de centres et de philosophies et d'approches pour le traitement, mais tous ne sont pas égaux.

“Mon mari et moi l'avons envoyé suivre de nombreux programmes, pensant à chaque fois que cette fois serait la bonne. Nous pensions que tous les programmes étaient les mêmes et qu'ils se valaient tous. Nous avons découvert que ce n'est pas le cas. Nous nous demandions si nous en verrions jamais la fin.”

Vous voulez une solution qui produise des résultats positifs prévisibles. L'approche de la médecine traditionnelle est de délivrer un médicament pour soigner une maladie. Mais l'alcoolisme et la toxicomanie ne sont pas des maladies, et on ne résoud pas un problème de drogue avec plus de drogues.
L'idée de résoudre un problème avec une pilule ou un verre est déja ce qui conduit beaucoup de personnes à la toxicomanie ou l'alcoolisme. Les méthodes à base de drogue de substitution consistent simplement à remplacer une drogue par une autre généralement encore pire, habituellement la méthadone. Ceci n'est pas une solution, mais un constat d'échec.

Exigez des résultats.
Souvenez vous que la vie du toxicomane, et la qualité de sa vie, est en jeu, alors n'hésitez pas à poser des questions. C'est une question de vie ou de mort pour le toxicomane, donc ce n'est pas une décision à prendre à la légère.

Des études ont montré que faire prendre à un patient un médicament de type placebo (un produit neutre sans aucun effet réel, comme une jolie pilule rose ne contenant que du sucre) produira environ 20% d'amélioration. Ce qui vous dit tout de suite qu'un médicament obtenant moins de 20% de résultat est nuisible: Vous obtiendriez des résultats meilleurs ou équivalents avec le placebo, sans les risques d'effets secondaires. (Cette étude concerne les maladies, pas l'alcoolisme ou la toxicomanie, mais cela vous donne une idée de ce à quoi vous pouvez vous attendre). Si un centre vous explique qu'il n'existe pas de méthode obtenant plus de 20% ou 30% de succès, cherchez ailleurs. Ils sont uniquement en train de justifier leur propre absence de résultats.

Pour vous donner un point de comparaison, les centres Narconon obtiennent plus de 70% de succès. Ceci signifie 70% de toxicomanes définitivement sortis des drogues, menant une vie heureuse et tenant un rôle positif dans la société, deux ans après avoir terminé le programme. 100% des toxicomanes sont libérés des drogues et aptes à faire face positivement à la vie à la fin du programme. Ceux qui rechutent ne veulent pas entendre parler d'une autre méthode que Narconon lors de leur deuxième programme.

Quelle est la ruine du toxicomane ou de l'alcoolique?

Il existe des évènements dévastateurs dans la vie d'un toxicomane, qui sont liés aux drogues. Par exemple, la personne a perdu son meilleur ami à cause des drogues. Ou elle a perdu sa femme, ses enfants. Une famille peut examiner la vie du toxicomane et trouver des milliers de raisons de cesser de prendre des drogues. Malheureusement, ces raisons ne sont pas réelles aux yeux du toxicomane.

Le toxicomane cependant rencontre des problèmes qui lui sont réels ou significatifs. Il est important de les identifier parce quìls peuvent être utilisés durant l'intervention pour rappeler au toxicomane la raison pour laquelle il doit accepter de l'aide. Mais vous devez trouver quel problème est réel pour le toxicomane, et non pas ce que vous pensez qui est nuisible pour lui. S'il a déja presque tout perdu, mais que la seule chose dont il soit conscient est qu'il n'a plus sa guitare, utilisez la perte de la guitare pour lui faire réaliser que les choses doivent changer. Demandez ce qu'il déplore ou redoute vraiment, et écoutez, plutôt que parler, si vos arguments ne semblent pas mordre, et vous trouverez la ruine.

De quelles pressions le toxicomane est-il conscient?

Le toxicomane ne perçoit pas forcément la réalité de sa dépendance de la même façon que les autres. Par exemple, il peut avoir de graves problèmes de santé, pas d'amis, pas de travail ni de revenu, mais il lui semble que "ça va". Beaucoup ont réellement frolé la mort lors d'overdoses, mais ils recommencent avec les drogues le lendemain même. Cela peut sembler dément, mais cela fait partie du drame de la drogue.

En dépit de cela, le toxicomane va de temps en temps faire face à un surcroit de pression, le poussant à choisir vraiment entre demander de l'aide ou continuer comme avant.

Une inculpation légale pouvant conduire à une peine de prison, la menace de perdre le conjoint, ou le travail, sont toutes des situations possibles où la personne reçoit suffisamment de pression pour combattre la dépendance et chercher de l'aide. On peut penser que le toxicomane “cherche de l'aide uniquement pour échapper à la prison” ou quelque chose de ce genre, ce qui peut être vrai. Le fait est que le toxicomane cherchera de l'aide uniquement lorsque quelqu'un ou quelque chose le pousse hors de sa “zone de confort” et le force à prendre une décision. Il est rare qu'un toxicomane demande de l'aide s'il dispose d'argent, d'un endroit pour vivre, de gens en accord avec sa consomation, et aucun problème judiciaire. Il “n'a pas de problème”.

Il est très important de bien comprendre cela, car ce sera crucial lors de l'intervention.

Qui devrait être là?

Une des considérations majeures à prendre en compte est de choisir qui participera à l'intervention. Il convient de planifier cela judicieusement avant d'agir. Le nombre de personnes importe moins que qui sera présent.

Dans la mesure du possible, la personne de la famille que le toxicomane respecte le plus devrait être là. Cette personne est un leader d'opinion pour le toxicomane et elle devrait être présente, bien informée du plan d'action, et lui apportant son soutien.

Autant de membres de la famille que vous voulez peuvent être là, tant que chacun est totalement en accord avec le fait que la personne a besoin d'aide et qu'il soutient le projet. Si un membre de la famille est opposé au toxicomane et n'est pas capable de se retenir de déclencher des disputes et des reproches, vous devriez envisager de le maintenir hors de l'équipe d'intervention.

Il est courant que le toxicomane ait de nombreux ennemis et ait nui à la majeure partie de la famille, mais les disputes et les perturbations ne vous feront pas progresser dans la direction de faire accepter un traitement au toxicomane. En fait, cela mettra habituellement votre projet en échec parce que cela déplace l'attention des sujets qui devraient être résolus vers des sujets de disputes.

Comment se préparer?

Que chaque membre relise le présent document plusieurs fois. Que chacun s'assure de l'avoir bien compris et vérifie que les autres l'aient bien compris également.

Mettez vous d'accord sur un traitement, sur votre attitude face au toxicomane pendant et après l'intervention, et sur tous les aspects de votre démarche. Sachez quoi faire en cas de succès aussi bien qu'en cas d'échec. Résolvez vos désaccords avant d'intervenir.

Que tous les aspects liés au traitement soient résolus à l'avance: papiers administratifs, prise en charge, financement, transport, hébergement, suivi, traitement, etc. Vous aurez besoin d'être unis autour d'une démarche cohérente pour faire face efficacement au problème pendant l'intervention.

Répartissez les rôles, et répétez l'intervention. Si vous avez déjà préparé et délivré des séminaires ou des interventions décisives devant un public, vous savez probablement qu'une telle prestation doit faire l'objet de plusieurs répétitions. Que l'un d'entre vous prenne le rôle du toxicomane, et exercez vous à faire face à toutes les situations possibles. Vous découvrirez probablement des failles ou des inchohérences ou des désaccords dans votre plan lorsque vous le mettrez à l'essai. Vous devez résoudre tout cela avant de vous lancer à l'assaut de la dépendance de votre parent.

Quel est le meilleur moment?

Dans l'idéal, ceci est moins lié au planning de la famille qu'à ce qui se passe dans la vie du toxicomane.

Le moment idéal pour une intervention est juste après un évènement majeur, comme d'avoir été arrêté, ou lorsqu'il a commis quelque chose de nuisible a l'encontre d'un membre de la famille (menti, volé, trompé, frappé, etc) et qu'il manifeste du regret. Un autre exemple serait le départ du conjoint. Ou après une overdose. Bien que vous ne vouliez évidemment pas mettre la vie du toxicomane en danger en repoussant indéfiniment l'intervention, cette dernière sera beaucoup plus efficace après de tels évènements, quand le toxicomane sent qu'il est au bout du rouleau et que les problèmes ont pris une ampleur telle qu'il ne peut plus se cacher leur existence.

Une intervention peut réussir même en l'absence de telles circonstances, surtout si la famille est proche de la vie qotidienne du toxicomane et au courant de chaque petit évènement. La vie d'un toxicomane est faite de hauts et de bas, et il ne peut nier les problèmes qu'en les cachant à ceux qui l'aiment.

Un point important est que le toxicomane soit à jeun. Dans le cas de la cocaïne, de la méthamphétamine, etc., cela devrait être le matin après qu'il ait dormi. Dans le cas de l'héroine ou de la méthadone ou de drogues de type opiacés, cela devrait être lorsqu'il est en état de manque et pas en train de planer. Dans tous les cas, tenter une intervention quand la personne est defoncée n'aboutira à rien parce qu'elle sera incapable de voir les problèmes et que son attention sera fixée ailleurs.

En général, le moment de l'intervention est crucial et demande à la fois de la plannification et de l'opportunisme pour profiter des situations qui ne manquent pas de se présenter dans la vie instable du toxicomane.

Quel est le message?

Le ton doit être la préoccupation. L'intention doit être claire et inébranlable.

“ Nous t'aimons, nous t'avons toujours aimé, et nous t'aimerons toujours, mais nous n'acceptons pas de te voir te tuer avec les drogues”.

La famille doit exprimer clairement son souci mais ne pas sympathiser avec le toxicomane ou la dépendance. La sympathie est une forme d'accord qui risque de se retourner contre vous en justifiant la toxicomanie.

Sans peur ni colère, le message que le toxicomane doit recevoir des personnes présentes est que la situation est connue et qu'il ou elle a besoin d'un traitement. Ne laissez pas les affaires familiales et les bouleversements de la vie vous dévier de votre ligne, qui est que le toxicomane a un problème et qu'il lui faut rechercher de l'aide pour le résoudre. C'est là que la préparation de l'entretien par la famille va payer.

Quel est le Plan de rechange ?

Une intervention bien planifiée et exécutée correctement aboutira souvent à ce que le toxicomane accepte l'aide. Mais vous devez accepter l'idée qu'au bout du compte il dise simplement “NON” pour une raison ou une autre. Ce scénario doit être envisagé et travaillé à l'avance afin que la famille puisse passer avec cohérence au proverbial plan B.

Si l'intervention échoue pour une raison quelconque, le toxicomane reste toxicomane et la situation a toutes les chances de continuer à empirer. Quelle doit alors être la réponse de la famille? Vous savez que la personne est toxicomane, et elle a été confrontée à ce fait, donc ce que la famille va maintenant faire est crucial. Refuser le traitement revient à dire: “ Je veux continuer à prendre des drogues. Je veux continuer à faire souffrir la famille. Je veux contrôler ma propre vie.”

La famille porte maintenant la responsabilité des conséquences de sa réaction face à cette situation. Si la famille dit: " Je comprends. S'il-te-plait, parts, et ne compte sur aucun soutien de notre part, financier ou autre, tant que tu n'accepteras pas de recevoir de l'aide" alors le toxicomane est laissé face à sa vie. Comme il n'a généralement pas la capacité de l'assumer, il va bientôt vous rappeler pour vous dire que le traitement serait la meilleure solution et qu'il a "décidé" de le faire.
D'un autre coté, si la famille parait simplement déçue et continue comme avant, alors le mssage reçu par le toxicomane est qu'il est acceptable de continuer avec son style de vie, et il sera encore plus intraitable la prochaine fois, ayant maintenant mis l'équipe d'intervention à l'épreuve. Evidemment, il y a des risques dans chacune des deux approches, et ceux-ci devraient être soigneusement évalués à l'avance. Ce qui est sûr, c'est que tant que le toxicomane continue à consommer de la drogue, il risque la seule chose qu'il possède: sa propre vie.

Peut-on imposer un traitement ?

En fin de compte, le toxicomane doit décider, pour une raison ou une autre, qu'il a besoin d'aide. La plupart des approches imposées vont échouer parce que le toxicomane ne fait pas partie de la solution. La seule façon d'obtenir d'un toxicomane qu'il se batte contre sa toxicomanie est de le soumettre à suffisamment de pression externe pour qu'il décide d'arrêter. Il ne prendra pas la décision de lui même en l'absence de pression exterieure, puisque le principe de base de sa toxicomanie est de fuire les problèmes grâce à l'euphorie ou le bien être artificiels provoqués par la drogue. D'un autre coté, vous ne pouvez pas le réhabiliter contre son gré.

D'où le fil directeur de votre démarche: Profitez d'un moment où le toxicomane est plus ou moins conscient d'au moins un problème important, et appliquez une pression ferme pour le mettre face à sa vie, l'empêcher de se dérober, et le pousser à décider de s'en sortir.
Profitez de ce qu'on appelle généralement un "bas". Il y en aura beaucoup. Certains "bas" sont plus bas que d'autres, mais tous peuvent conduire la personne à vouloir arrêter. C'est à la famille de repérer un incident et de l'utiliser, ou de louper l'occasion et d'attendre la prochaine.

Le toxicomane a décidé d'arrêter. Que fait-on maintenant?

Dés qu'il a pris cette décision, agissez immédiatement.

Soyez conscient que la durée de vie de la décision sera courte.
Demain sera peut-être déja trop tard. Soyez prêts avec tous les arrangements de paiement, de transport, d'hébergement, de traitement, etc, avant l'intervention. Faites les valises du toxicomane et mettez le dans la voiture, le car, le train, ou l'avion immédiatement. Si un membre de la famille peut l'accompagner pendant le voyage, c'est préférable. On a parfois vu des toxicomanes, accompagnés jusqu'à l'aéroport, se mettre dans la file d'attente pour le départ, et prendre la fuite dés que la famille a le dos tourné.

Bonne chance!
N'hésitez pas à nous appeler à l'aide. Narconon peut aussi, si vous vous y prenez à l'avance et pouvez supporter les frais, envoyer directement une personne prendre le toxicomane en charge et l'accompagner jusqu'au centre.

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